"L'important, ce n'est pas de savoir si la réincarnation existe mais de réaliser l'accomplissement dans le présent même..." J. Krishnamurti

dimanche 15 janvier 2012

ILLUSTRATION: CRÉATIONS POUR FRANCA

Complices depuis plus d'une décennie, nous avons su mêler nos énergies, plume et pinceaux. Franca a écrit des nouvelles magnifiques que j'ai eu l'honneur d'illustrer. A voir sur la page: LES NOUVELLES DE FRANCA 

vendredi 9 décembre 2011

HISTOIRES ILLUSTRÉES: Maneksha et les yogis blancs



premier livre
chapitre 1: À swami Brâhmananda...


Dans un fameux village des Indes, peuplé de gurus richement parés, se trouvait un petit cottage tranquille cam­pé sur les rives du Gange. Swami Brâhmananda, le vieux Yogi 1 qui gé­rait cet endroit, était revenu en son pays natal après avoir tenté l'aventure occidentale. Sa vie de couple s'y était achevée en un regrettable échec. Aussi décida t-il de rentrer au pays pour devenir ascète. Swami appréciait beau­coup la compagnie des Blancs, mais il préférait mille fois les recevoir chez lui plutôt que vivre en Europe, une contrée bien trop matérialiste selon lui. Afin d'exaucer son voeu intérieur, il créa ce lieu original, une sorte de refuge destiné aux voyageurs excen­triques, à ceux qui n'a­dhéraient pas à l'esprit austère des Ashrams, édifices religieux pullulant par ici. Peinturlurés aux couleurs de sorbets vanille-fraise, ils étaient visibles aux sommets et sur les flancs ensoleillés des collines qui longeaient le célèbre fleuve. La maison de Swami me servait aussi de havre de paix depuis quelques temps. J'attendais tranquillement le retour d'un ami, José, parti depuis plusieurs semaines festoyer sur les plages du sud. Notre long périple à travers le pays s'achevait et le retour vers nos contrées hostiles pointait sombrement à l'horizon.  

HISTOIRES ILLUSTRÉES: Maneksha et les yogis blancs (suite)

second livre:
chapitre 6:
Depuis la découverte de l'antre de Maneksha, la principale obsession qui hantait mes séjours dans l'enfer occidental était de déguerpir au plus vite pour retourner en Inde. Désormais, au pays, presque tous mes proches s'inquiétaient des mutations dues aux voyages. Pour eux, la décroissance naturelle de la vie dans la forêt s'apparentait plus à une forme de régression qu'à de la sagesse. Le fossé entre nous devenait lentement un canyon infranchissable puisque qu'à cette époque, je vivais en décalage total avec le système matérialiste. Les ambiances aseptisées des maisons aux murs carrés et l'air conditionné devenaient étouffantes. Il traînait en ces lieux toutes sortes d'énergies voleuses de sommeil et je terminais souvent les nuits sur l'herbe des jardins avec la nostalgie collée au ventre. Fréquemment, des migraines m'assaillaient dans les lieux publics, ce qui finît de me persuader qu'il était temps de s'en aller. Au fond du zinc qui survolait les hauteurs himalayennes, je me libérais de l'armure européenne devenue superflue avant d'enfiler, non sans mal, un long sari dans les toilettes riquiqui. Les paires de vieux jeans et de baskets disparaissaient au fond d'un sac jusqu'au prochain retour alors que nous nous apprêtions à atterrir.

jeudi 14 juillet 2011

MEDITATION

AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA extrait: "Les parasites"


"....Je trace des cercles autour de moi et des frontières sacrées ; toujours moins nombreux sont ceux qui montent avec moi sur des montagnes toujours plus hautes: je construis un massif avec des cimes toujours plus sacrées.
Mais où que vous vouliez grimper avec moi, Ô mes frères, prenez garde qu'un parasite ne grimpe pas avec vous.
Parasite: c'est une vermine rampante qui s'insinue et veut s'engraisser de tous vos recoins malades et blessés.
Et c'est son savoir-faire, à ce parasite, de deviner les âmes qui s'élèvent et leur moment de fatigue: dans votre rancœur, et dans votre découragement, dans votre délicate pudeur, il construit son nid répugnant.Où le fort est faible, où celui qui est noble est par trop doux ; c'est là qu'il installe son nid répugnant: le parasite habite là où celui qui est grand a des petits recoins meurtris.


lundi 24 mai 2010

Galerie des portraits

    Première série de portraits à l'acrylique...


                          
  l'échappée zen (acrylique sur toile)

vendredi 7 mai 2010

Le fantôme de la chambre 7 (nouvelle)


 
Dans la cité mythique de Kashi, le soleil atteignait son zénith. Les marches de pierres qui descendaient au fleuve brûlaient sous ses rayons cruels. À cette heure-ci, personne n'osait flemmarder sur les rives du Gange exceptés quelques gros buffles noirs qui semblaient méditer dans l'eau boueuse. Pas le moindre tintement de cloche émergeant d'un temple, ni aucun “jaï Gangaji!”(1) lancé par un dévot extasié ne venait troubler le doux glissement de l'eau.

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